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L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) est compétent pour la culture du cannabis. Une entreprise qui veut cultiver doit obtenir une autorisation de l'office. Elle peut ainsi cultiver et récolter – mais la vente aux consommateurs n'est pas autorisée.
Il existe déjà quelques entreprises autorisées à cultiver du chanvre à partir d'un taux de THC de 1 % – au début surtout pour la recherche et la culture, les récoltes devant être détruites. Depuis quelques années, ces entreprises fournissent désormais les projets pilotes. Dans ce cadre, la vente est possible, il n'y a donc pas de vente directe aux consommateurs.
Selon la LPCan, l'autorisation de cultiver n'est accordée qu'aux personnes dont le casier judiciaire ne contient pas de traces de l'ancien LStup. C'est choquant, car cela signifierait que l'ancien LStup et la répression étaient corrects. Or, celles-ci étaient et sont toujours fausses.
Celui qui remplit les conditions pour obtenir une autorisation de culture l'obtient. Dans le cadre de celle-ci, l'entreprise peut alors cultiver sans restriction. Toutefois, le résultat est alors simplement du “cannabis”. Celui-ci ne peut pas être vendu à des consommateurs.
La vente n'est autorisée qu'aux entreprises qui produisent (toujours avec autorisation) du matériel de base ou des “produits à base de cannabis”. Il est également possible de demander une autorisation pour la culture et la production (voir page suivante) et de réaliser ces étapes dans la même entreprise.
Mais dans les deux cas, il n'y a aucune garantie de pouvoir ensuite vendre la récolte ou les produits. Pour cela, il faut un point de vente concessionnaire qui accepte d'acheter les produits (voir page suivante). Celui qui ne le trouve pas se retrouve avec sa production sur les bras.
Le point central de la CanPG est que la culture et la production sont strictement séparées de la vente aux consommateurs. Il ne sera donc jamais possible de commercialiser soi-même directement sa récolte. Et cela vaut également pour l'inverse :
celui qui vend ne doit pas participer à la culture et à la production. Cette mesure est censée garantir un meilleur contrôle, mais il s'agit en fin de compte d'une restriction bureaucratique qui fait courir de grands risques aux cultivateurs.
Magazine Legalize it! #110
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